Pour une souveraineté numérique pragmatique et ambitieuse en Europe
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L’Europe est à la croisée des chemins. Soit elle choisit l’innovation, l’investissement et l’ouverture stratégique. Soit elle s’enferme dans une logique de repli technologique et règlementaire, au risque de perdre la bataille de la compétitivité. A force de vouloir tout réglementer, l’Europe risque de jouer contre elle-même. Car la souveraineté numérique ne se décrète pas à coups de norme ou de slogans. Elle se construit. Et pour cela, il faut investir. Massivement.
C’est cette voie de l’investissement que j’appelle de mes vœux. Chez Inetum, nous faisons le choix du pragmatisme : la souveraineté numérique n’est pas un dogme. Elle est un outil, pas une fin.
Nous devons composer avec une réalité de bon sens : toutes les entreprises ne sont pas concernées par ces enjeux de la même manière :
La vraie souveraineté, c’est la capacité à choisir. Et pour cela, il faut des alternatives crédibles. Cela suppose de soutenir nos champions technologiques – Mistral AI, OVHcloud, DeepL, etc. – non pas avec des subventions, mais avec un cadre fiscal et réglementaire qui favorise leur croissance. Il nous faut trouver des leviers concrets pour attirer les capitaux, retenir les talents et structurer un écosystème compétitif.
Dans ce contexte, Inetum revendique une souveraineté numérique européenne ambitieuse, mais lucide. Notre forte présence française et européenne nous donne une responsabilité : celle de contribuer à l’émergence d’un numérique européen compétitif, interopérable et souverain. Cela implique pour nous, en tant qu’ESN, et avec nos Clients, de :
Ce réalisme n’est ni un renoncement, ni un souverainisme naïf. C’est la conviction que la souveraineté numérique ne se gagnera pas contre le marché, mais avec lui. C’est en investissant intelligemment, en misant sur l’excellence et en assumant une souveraineté ouverte que l’Europe pourra peser dans le jeu mondial.