La Cnil rappelle que les caméras « touristiques » ne doivent pas collecter de données personnelles
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La Cnil a rappelé, le 5 janvier 2026, que l’usage de caméras « touristiques » par des villes ne devait pas entraîner de collecte de données personnelles. La commission cible ici les communes qui diffusent des images de lieux touristiques en quasi temps réel, sur leur site Internet ou sur des écrans publics. Certaines municipalités autorisent même l’accès à un historique couvrant plusieurs semaines.
La Cnil rappelle que ces caméras n’ont pas vocation à surveiller l’espace public, et ne bénéficient donc pas du cadre légal entourant la vidéo-protection. Or, des images de plaques d’immatriculation lisibles ou de personnes identifiables sont considérées comme des données personnelles au sens du RGPD. Filmer une terrasse de café, une manifestation publique, des fenêtres, l’entrée d’une habitation ou d’un commerce peut révéler des moments de vie personnels, voire intimes.
Ces images risquent également d’être détournées à des fins malveillantes, notamment pour faciliter des cambriolages ou des violences intrafamiliales. La Cnil estime donc ce traitement « disproportionné » par rapport à la finalité de promotion touristique. Elle précise que la loi autorise la diffusion de flux vidéo en direct de monuments ou de sites naturels, mais à la condition qu’aucune personne, même floutée, n’y apparaisse.