France : l’État va généraliser Visio, l’outil de visioconférence des agents publics
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Le ministère chargé de la Fonction publique et de la réforme de l’État a annoncé, le 26 janvier 2026, la généralisation de Visio, un outil de visioconférence destiné aux agents publics. D’ici 2027, tous les services de l’État auront l’obligation de l’adopter et d’abandonner les solutions actuellement utilisées.
« Nombre d’administrations utilisent aujourd’hui une trop grande variété d’outils (Teams, Zoom, GoTo Meeting ou Webex), une situation qui fragilise la sécurité des données en plus de créer des dépendances stratégiques vis-à-vis d’infrastructures externes, de représenter des surcoûts financiers et de complexifier les coopérations entre les ministères », lit-on dans le communiqué.
Développé par la Direction interministérielle du numérique (Dinum), Visio est une solution française, souveraine et sécurisée. Ses données sont hébergées dans le cloud souverain d’Outscale, certifié SecNumCloud 3.2 par l’Anssi. Ses fonctionnalités d’IA sont opérées par des entreprises françaises : la start-up Pyannote pour la transcription automatique, le laboratoire de recherche Kyutai pour le sous-titrage en temps réel (prévu pour l’été 2026).
Visio compte actuellement 40 000 agents publics utilisateurs, dans le cadre d’une phase de test. Dès le premier trimestre 2026, le CNRS, l’Assurance Maladie ou le ministère des Armées l’adopteront pour l’ensemble de leurs visioconférences.
« Nous ne pouvons pas prendre le risque de voir nos échanges scientifiques, nos données sensibles, nos innovations stratégiques exposées à des acteurs non-européens. La souveraineté numérique, c’est à la fois un impératif pour nos services publics, une opportunité pour nos entreprises et une assurance contre les menaces futures », a commenté David Amiel, ministre délégué chargé de la Fonction publique et de la réforme de l’État.