Une fuite aurait compromis les données sensibles de toute la population du Sénégal
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Le groupe cybercriminel The Green Blood a publié sur le dark web, le 5 février 2026, des preuves du piratage du Département de l’automatisation des fichiers (DAF) au Sénégal. Cette institution publique traite des données hautement sensibles de toute la population sénégalaise, incluant des informations d’identité, biométriques, électorales et liées à l’immigration.
The Green Blood affirme détenir l’ensemble de la base de données du DAF, soit 139 To d’informations sensibles. Les autorités sénégalaises n’ont pas confirmé l’ampleur de la compromission, mais l’incident aurait entraîné la suspension provisoire de la production des cartes d’identité nationales. Une enquête est en cours. Selon le hacker éthique Clément Domingo (alias « SaxX »), la diffusion de ces données « pourrait avoir des conséquences catastrophiques pour la sécurité nationale du pays ».
Cette compromission survient d’ailleurs quelques mois après une cyberattaque massive contre la Direction générale des impôts et des domaines (DGID) du Sénégal. Clément Domingo souligne que le pays ne dispose toujours ni d’une agence nationale de cybersécurité ni d’un CERT national, et qu’il devrait s’en doter d’urgence. Apparu début 2026, The Green Blood est un gang de rançongiciel, mais son origine géographique ou ses éventuelles affiliations demeurent inconnues.