La pénurie mondiale de main d’œuvre cyber s’accentue encore
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Le Global Cybersecurity Forum et BCG ont publié, début novembre 2024, un rapport sur la pénurie de main d’œuvre en cybersécurité dans le monde. Selon les deux institutions, 7,1 millions de personnes travaillent actuellement dans le secteur, pour 2,8 millions de postes ouverts qui ne sont pas occupés. Le taux de vacance atteint ainsi 28 % dans le monde, un chiffre extrêmement élevé et en hausse.
C’est dans la zone Asie-Pacifique que la situation est la plus problématique, avec un taux de vacance de 56 %, soit 1,65 millions de postes non-pourvus pour un peu moins de 3 millions d’employés. L’Europe compte 460 000 postes non-occupés, pour 1,4 millions de salariés, soit un taux de vacances de 32 %. Les Amériques s’en sortent mieux, avec 570 000 postes non-pourvus pour 2,4 millions d’employés, soit un taux de vacance de 23 %, le même qu’en Afrique, qui déplore 69 000 postes non-occupés.
59 % des responsables de la cybersécurité interrogés font de cette pénurie le principal obstacle à la sécurité de leur organisation. Le déficit d’expertise des candidats est la première cause de cette difficulté à pourvoir les postes manquants, cité par 64 % des répondants.
Pour lutter contre cette pénurie, les auteurs du rapport proposent en priorité un renforcement des capacités de formation, initiale et continue. Ils insistent aussi sur la nécessité de rendre les métiers de la cybersécurité plus attractifs et de favoriser l’inclusion des groupes sous-représentés, essentiellement les femmes et les minorités.