Le gouvernement taïwanais a nié les affirmations du secrétaire américain au Commerce sur le sujet.

La vice-première ministre taïwanaise Cheng Li-chun a affirmé, le 1er octobre 2025, à son retour d’un voyage aux États-Unis, que Taïwan n’avait aucunement l’intention de transférer la moitié de sa production de puces sur le sol américain. Le 27 septembre 2025, Howard Lutnick, secrétaire au Commerce des États-Unis, avait en effet estimé « essentiel » que son pays accueille 50 % de la production de semi-conducteurs taïwanais.

Cheng Li-chun a démenti avoir abordé ce sujet avec l’administration Trump, ce que son gouvernement a confirmé. Tous les partis politiques de Taïwan ont soutenu ce refus des injonctions de Washington. La vice-première ministre a précisé que, durant son séjour aux États-Unis, elle s’était surtout concentrée sur les droits de douane de 20 % imposés par le président Trump aux exportations taïwanaises.

Le géant taïwanais TSMC contrôle plus de la moitié du marché mondial des semi-conducteurs, dont plus de 90 % sur les modèles les plus avancés. Il fournit la plupart des géants américains de la tech, dont Nvidia, AMD, Apple, Qualcomm ou Broadcom. Sur les 18 usines du groupe, 13 sont situées à Taïwan, deux aux États-Unis, deux en Chine et une au Japon.

En mars 2025, TSMC a annoncé porter à 100 milliards de dollars (85 milliards d’euros) son investissement dans une nouvelle usine à Phoenix, aux États-Unis. Taïwan va donc bien augmenter sa production sur le sol américain, mais entend conserver l’avantage diplomatique que lui confère son quasi-monopole sur la production des semi-conducteurs les plus avancés.

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