En piratant des infrastructures énergétiques, Moscou chercherait d'abord à collecter des informations pour adapter sa stratégie de bombardement.

Des responsables ukrainiens en cybersécurité ont indiqué, fin février 2026, que les cyberattaques russes contre les infrastructures énergétiques visaient désormais d’abord à recueillir des renseignements pour orienter les frappes de missiles. Selon Oleksandr Potii, chef du Service national ukrainien des communications spéciales et de la protection de l’information, les priorités des attaquants ont nettement évolué.

Ils cherchent aujourd’hui davantage à établir une cartographie des installations, à suivre les équipes de réparation et à évaluer la rapidité du rétablissement après les frappes, plutôt qu’à provoquer des coupures de courant. Pour Natalia Tkachuk, responsable de la cybersécurité au Conseil national de sécurité et de défense de l’Ukraine, « la Russie considère que les missiles sont un moyen beaucoup plus simple pour détruire les infrastructures » que les cyberattaques.

Selon elle, les intrusions peuvent survenir avant les frappes afin de les ajuster, ou après, pour en mesurer l’efficacité. Les cyber-espions russes cherchent notamment à déterminer quels équipements ont été détruits, à quelle vitesse les réparations progressent et où sont achetés les composants de remplacement.

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