La législation européenne autorisant ce contrôle a pourtant expiré le 4 avril 2026.

Microsoft, Google, Meta et Snapchat ont indiqué, le 3 avril 2026, qu’ils poursuivraient, dans l’Union européenne, le filtrage des communications sur leurs plateformes pour identifier des contenus pédopornographiques. Le 4 avril 2026, la législation européenne autorisant cette pratique a pourtant expiré, la rendant illégale.

« Sans base juridique, les entreprises ne sont plus autorisées à détecter de manière proactive les abus sexuels sur mineurs dans les communications privées », a ainsi déclaré Guillaume Mercier, porte-parole de la Commission européenne. Les défenseurs des libertés individuelles avaient appelé à l’abrogation de cette législation, qu’ils accusaient de « permettre une surveillance aveugle » et de porter gravement atteinte à la vie privée. Elle aurait également conduit à de nombreux faux signalements.

L’Union européenne n’est pas parvenue à trouver un compromis convaincant entre la lutte contre la pédocriminalité et la protection des conversations privées, et a donc laissé expirer la législation. Microsoft, Google, Meta et Snapchat affirment, au contraire, que leur système de filtrage est « infaillible ». Dans leur communiqué, les entreprises « réaffirment leur engagement à protéger les enfants » et à poursuivre leurs analyses.

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