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Le ministère de l’Intérieur met à jour sa feuille de route cyber

Le ministère de l’Intérieur a présenté un nouvelle mouture de sa loi d’orientation et de programmation dévoilée en mars 2022, avec un important volet cyber

Transformation numérique - 13 septembre 2022

Les élections présidentielles et législatives, et la perte de la majorité absolue par la coalition gouvernementale, n’ont pas révolutionné le volet cyber de la loi d’orientation et de programmation du ministère de l’Intérieur : sa version finale, présentée en ce début septembre 2022, reste proche de celle dévoilée en mars 2022.

La principale nouveauté est l’autorisation donnée aux assureurs de rembourser les rançons payées après une attaque par rançongiciel, uniquement en cas de dépôt de plainte. Le texte a par ailleurs été amputé de la proposition d’étendre les enquêtes sous pseudonyme à tous les produits et services achetés illégalement en ligne (et plus uniquement les armes et les stupéfiants).

Les autres mesures-phares n’ont pas connu de changement majeur : simplification de la saisie de crypto-actifs dans le cadre d’une enquête, mise en place d’un numéro d’appel d’urgence sur les cyberattaques, création d’une école cyber pour les forces de l’ordre et de 1 500 postes de cyber-patrouilleurs (issus des réserves cyber de la gendarmerie et de la police), sensibilisation accrue des organisations au risque cyber… La loi devant encore passer devant le Parlement, elle est toutefois toujours susceptible d’être modifiée.

Le ministère de l’Intérieur envisage par ailleurs de regrouper ses « capacités techniques et d’analyse cyber » à Rennes, où se trouve déjà le centre d’expertise cyber des Armées, afin « d’améliorer les synergies au sein de l’écosystème interministériel cyber ». L’Anssi devrait également ouvrir une agence à Rennes, forte de 200 agents, d’ici fin 2022.

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