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La SNCF décrit sa migration vers le cloud d’AWS

Arnaud Monier, directeur technologie chez eVoyageurs SNCF, a récemment détaillé la migration de l’usine numérique de la SNCF vers le cloud d’Amazon Web Services (AWS).

Le 6 octobre 2021, la SNCF a ouvert ses ventes de Noël, les premières de l’histoire de l’entreprise réalisées en intégralité dans le cloud. En effet, la SNCF avait achevé, mi-septembre 2021, au terme de 10 mois de travaux, la migration vers le cloud d’AWS de l’intégralité de son usine digitale (ventes en ligne et applications professionnelles), soit 7 000 serveurs physiques et virtuels, et 250 applications.

Durant une conférence de presse, ce 7 décembre 2021, Arnaud Monier, directeur technologie chez eVoyageurs SNCF, est longuement revenu sur cette migration. Plusieurs raisons ont poussé l’entreprise à choisir de basculer d’une gestion 100% on-premise vers le cloud.

La première est la capacité à monter en charge lors des pics de demande : « D’un point de vue infrastructure, là où nous avons 2 à 3 serveurs en temps normal, il en faut entre 17 et 25 en période de pointe. Vous devez avoir ces 17 à 25 machines, et la plupart du temps elles ne servent pas à grand-chose. C’est cette capacité à absorber les pics qui nous a amenés à envisager d’aller dans le cloud », détaille Arnaud Monier.

Le cloud permet aussi de simplifier et d’automatiser de nombreux processus chronophages, comme la gestion des bases de données ou les proofs of concept (PoC) d’une solution innovante. La flexibilité du cloud va également « accompagner la croissance de notre activité et masquer la complexité », selon le directeur technologie de la SNCF.

Arnaud Monier présente par ailleurs le contrat avec AWS comme un « choix d’ingénierie », après une analyse du profil de risques et des garanties de services. Il affirme également avoir « identifié le risque de l’adhérence aux technologies d’AWS », pour éviter le lock-in : « On regarde à chaque fois si un service existe chez un autre opérateur cloud, peut-être sous un autre nom, ou s’il s’agit d’un service totalement propriétaire. Si c’est totalement propriétaire, on va expérimenter, et on va se poser la question de mettre une couche de généricité », détaille-t-il.

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