Inde : les fichiers exfiltrés d’une centrale nucléaire ne présenteraient pas de risque
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La Nuclear Power Corporation of India Limited (NPCIL), l’opérateur public indien chargé de l’énergie nucléaire, a déclaré, le 16 juillet 2026, que les documents publiés par le groupe cybercriminel World Leaks relatifs à la centrale de Kudankulam ne présentaient aucun risque de sûreté ou de sécurité. Les attaquants auraient compromis le groupe Reliance, chargé des infrastructures non nucléaires des deux nouveaux réacteurs en construction sur le site.
Selon le chercheur en cybersécurité Rakesh Krishnan, World Leaks a publié les données le 11 juin 2026, à l’expiration du délai accordé pour le paiement d’une rançon. L’expert cyber a recensé près de 19 000 fichiers concernant la centrale de Kudankulam, datés de 2016 à mi-2025, pour un volume total de 14,3 Go. Ils comprennent des plans techniques, des informations sur les fournisseurs, des comptes-rendus de réunions, des rapports d’inspection et des documents d’assurance.
Sans confirmer formellement l’intrusion, la NPCIL affirme que les « informations rendues publiques » concernent uniquement les installations conventionnelles du site, à l’exclusion des réacteurs. Elles n’impliqueraient donc « aucun système ni aucune donnée liés à la sûreté ou à la sécurité nucléaires ».
Apparu début 2025, World Leaks est issu du changement de nom et de stratégie du gang de rançongiciel Hunters International. Le groupe se concentre sur le vol et la publication de données sensibles, sans chiffrer les SI de ses victimes.