Une analyse du code source de Meta AI a révélé que la firme était prête à déployer un système d’identification biométrique à grande échelle.

Meta a publié, le 8 juin 2026, une mise à jour de son application Meta AI expurgée de ses fonctionnalités de reconnaissance faciale associées aux lunettes connectées. Cette décision fait suite à une enquête de WIRED, qui avait identifié, dans le code source de Meta AI, les bases d’un système de surveillance biométrique global, baptisé « NameTag » puis renommé en « Connections ».

Ces fonctionnalités reposaient sur trois modèles d’IA chargés de capturer des visages, de les recadrer et de les transformer en signatures biométriques. Le dispositif visait une identification en temps réel des personnes rencontrées. Les dirigeants de Meta ont minimisé ces révélations, affirmant qu’il s’agissait d’une recherche expérimentale, malgré le degré d’avancement des fonctions repérées dans le code source.

Meta a déjà été confrontée à la justice américaine pour des collectes illégales de données biométriques et la constitution de profils de reconnaissance faciale sans accord explicite des utilisateurs. En 2020 et 2024, dans le cadre de deux actions de groupe en Illinois et au Texas, la firme a versé respectivement 650 millions et 1,4 milliard de dollars (560 millions et 1,2 million d’euros) pour mettre fin aux poursuites.

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