Cette pratique, documentée publiquement pour la première fois, n’a rien d’inédit dès lors que les autorités disposent d’un mandat judiciaire.

Forbes a révélé, le 23 janvier 2026, que Microsoft avait remis au FBI des clés de déchiffrement de son outil de protection des données BitLocker, en réponse à un mandat judiciaire. L’affaire concernait une enquête sur des fraudes au chômage et a permis aux autorités de déchiffrer trois ordinateurs portables. Un porte-parole de Microsoft a confirmé que l’entreprise reçoit une vingtaine de demandes de clés BitLocker par an et qu’elle les fournit systématiquement en cas de présentation d’un mandat valide.

Le géant du net décrit BitLocker comme un « coffre-fort inviolable », mais la configuration par défaut de Windows entraîne un stockage des clés de récupération sur les serveurs de la firme. Cette approche privilégie la disponibilité des données au détriment de leur confidentialité. En cas d’injonction judiciaire, Microsoft peut donc fournir ces clés aux autorités.

D’autres grandes firmes, comme Apple, Meta ou Google, rendent ces clés inaccessibles depuis leurs propres serveurs : seuls les utilisateurs en disposent et peuvent donc déchiffrer les données. C’est également le cas de la quasi-totalité des solutions de chiffrement tierces.

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