Selon une étude d’Illumio, les organisations françaises acceptent davantage de risques cyber pour profiter de l’IA. Pourtant, seules 37 % déclarent pouvoir auditer chaque action réalisée par un agent d’intelligence artificielle.

Les entreprises françaises accordent davantage d’autonomie à l’intelligence artificielle, sans toujours disposer des moyens nécessaires pour en contrôler les actions. Selon une étude publiée le 21 octobre 2026 par Illumio, spécialiste du confinement des brèches, 66 % des organisations françaises se disent prêtes à accepter davantage de risques cyber qu’il y a un an pour bénéficier des avantages de l’IA, contre 56 % à l’échelle mondiale.

Cette prise de risque s’accompagne d’une confiance élevée : 86 % des répondants français se déclarent à l’aise avec leur niveau de risque actuel et 79 % estiment comprendre pleinement les risques associés aux agents d’IA. Pourtant, seules 37 % des organisations interrogées affirment pouvoir observer et auditer chaque action effectuée par ces agents, contre 49 % au niveau mondial.

Des agents d’IA de plus en plus autonomes

En France, 58 % des organisations déclarent déléguer désormais à des systèmes d’IA des décisions qui nécessitaient encore une validation humaine un an auparavant. Cette autonomie s’étend aux opérations de cybersécurité : 31 % des répondants seraient prêts à laisser l’IA mener des investigations sans vérification humaine, 27 % à lui confier le déploiement de modifications de code et 24 % à l’autoriser à accorder ou révoquer des droits d’accès.

Les incidents et signaux d’alerte sont déjà fréquents. 72 % des organisations françaises interrogées déclarent avoir rencontré au moins un problème de sécurité ou signal d’alerte lié à l’IA au cours des douze derniers mois. Parmi elles, 26 % des organisations interrogées signalent une action non autorisée produite ou déclenchée par l’IA, tandis que 21 % rapportent des accès à des données auxquelles elle n’aurait pas dû accéder.

Face à ces risques, 65 % des répondants français jugent plus important de limiter les ressources accessibles à l’IA que de chercher à anticiper chaque menace. Pourtant, seuls 16 % considèrent que l’essor de l’IA de pointe (Frontier AI) a renforcé l’importance de la segmentation réseau ou de la microsegmentation, contre 27 % à l’échelle mondiale.

L’étude Licensed to Act: How AI Autonomy Is Outrunning the Limits Placed on It a été réalisée par Sapio Research pour Illumio auprès de 1 100 décideurs IT et sécurité dans dix marchés, dont 100 répondants en France.

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