Meta rejoint le code de transparence européen sur l’IA générative
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C’est dans ce cadre que Meta a confirmé, le 28 juillet, avoir rejoint le texte. Dans un billet publié sur le site du groupe, Markus Reinisch, vice-président des affaires publiques pour l’Europe, situe cette décision dans la continuité des efforts engagés par l’entreprise depuis 2024 pour identifier et signaler les contenus générés par IA sur ses plateformes, en s’appuyant notamment sur des initiatives collectives comme le Partnership on AI ou la coalition C2PA. Meta devient ainsi le deuxième acteur majeur du secteur à s’engager sur ce code, après OpenAI.
L’annonce mérite toutefois d’être relativisée sur deux points. D’abord, les fonctionnalités IA que Meta a déjà déployées sur le marché européen resteront couvertes par une période de grâce de quatre mois, accordée par le règlement omnibus sur l’IA, ce qui repousse d’autant la mise en conformité effective. Ensuite, ce ralliement tranche avec la position que le groupe avait adoptée sur un autre texte, le code de bonnes pratiques destiné aux modèles d’IA à usage général : Meta avait alors été la seule entreprise de poids à refuser de le signer, assumant à l’époque une opposition frontale aux règles européennes. Le contraste entre les deux séquences en dit long sur la manière dont l’entreprise ajuste sa posture réglementaire selon les textes et les rapports de force en jeu.