L’IA est devenue à la fois une cible et une arme.

La société de cybersécurité CrowdStrike a publié, mi-juin 2026, son rapport annuel sur les menaces visant le secteur technologique. Cet écosystème demeure la première cible de la cybercriminalité mondiale, en particulier des acteurs chinois : 58 % des intrusions étatiques dirigées contre lui sont liées à Pékin.

Le secteur technologique concentre en effet des actifs stratégiques : propriété intellectuelle, infrastructures cloud, chaînes d’approvisionnement logicielles, plateformes de développement et technologies d’IA. CrowdStrike attribue par ailleurs près de la moitié des intrusions impliquant des opérateurs humains à des pirates affiliés à la Corée du Nord.

Dans ce paysage de la menace, l’IA est devenue à la fois une cible et une arme. Les injections de prompts malveillants, les vols d’identifiants et la compromission des environnements de développement ciblent régulièrement les outils d’IA. Dans le même temps, CrowdStrike observe une forte hausse de l’utilisation offensive de l’IA par les cybercriminels et les acteurs étatiques.

Le rapport met en évidence une autre tendance marquante : la compromission des identités, des équipes de développement et des chaînes logicielles remplace progressivement les attaques traditionnelles reposant sur des logiciels malveillants. Cette évolution réduit l’efficacité des stratégies de défense reposant exclusivement sur la protection des postes de travail.

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