L’UE va contraindre Google à ouvrir Android aux IA concurrentes de Gemini
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La Commission européenne a laissé six mois à Google, le 29 janvier 2026, pour ouvrir Android à des IA autres que son propre modèle Gemini et partager les données de Google Search avec ses concurrents. Ces deux injonctions, fondées sur le Digital Markets Act (DMA), visent à empêcher le géant du net d’abuser de sa position de « porte d’accès » aux services numériques européens.
Google ambitionne d’intégrer Gemini à tous ses outils, pour en faire une interface unique vers l’ensemble de ses services. La Commission craint qu’en contrôlant l’accès à l’information, aux terminaux et à l’IA générative, la firme ne devienne l’interlocuteur unique des utilisateurs d’Android dans leur vie numérique.
L’exécutif européen veut donc que Google garantisse aux autres IA la même intégration dans l’OS mobile que Gemini. Le partage des données de Google Search doit par ailleurs fournir à ses concurrents les informations nécessaires pour créer des IA intégrées à des outils de recherche.
Google a contesté cette vision des choses. « Android est un système ouvert par nature (…). Cependant, nous craignons que des règles supplémentaires — souvent dictées davantage par les litiges entre concurrents que par l’intérêt des consommateurs — ne compromettent la confidentialité, la sécurité et l’innovation pour nos utilisateurs », a réagi une porte-parole de la firme.