Palantir affirme la supériorité culturelle de l’Occident et juge l’éthique obsolète en matière de défense
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Palantir, spécialiste américain du traitement de données pour le renseignement, a publié, le 19 avril 2026, un manifeste en 22 points : le texte est une profession de foi géopolitique aux dérives autoritaristes et racistes assumées. Il résume un ouvrage consacré à la doctrine de l’entreprise, rédigé par ses deux principaux dirigeants, Alexander Karp et Nicholas Zamiska.
L’éditeur appelle ainsi à abandonner toute préoccupation éthique en matière d’armement, notamment autonome : si ses adversaires sont prêts à franchir toutes les lignes rouges, l’Occident doit en faire de même. Palantir dénonce également « la tentation creuse d’un pluralisme vide » et une volonté d’inclusivité jugée mortifère dans les démocraties occidentales. L’éditeur assume de hiérarchiser les cultures, affirmant que certaines ont « produit des avancées remarquables » – l’Occident –, là où d’autres se sont révélées « dysfonctionnelles et régressives ».
Cette prise de position est particulièrement problématique pour un acteur qui fournit des logiciels de surveillance et d’analyse de données aux armées, aux services de renseignement et aux agences d’immigration. Parmi ses clients américains figurent l’armée, la NSA, le FBI, la police de New York et l’ICE. La publication de ce manifeste a provoqué de nombreuses réactions inquiètes ou indignées à travers le monde.